Phil et ses critiques

English versionJe suis heureux de vous partager des critiques que j’ai reçues pour le court-métrage Phil réalisé par Thibault GILLES… Bonne lecture !

Je viens de regarder cet étonnant radar automatique humain. C’est délicieusement absurde, barré, abstrait, et il n’y a vraiment que dans le court métrage que l’on peut se permettre ce genre de truc. En plus, c’est parfait d’avoir réussi à faire ce film sans un mot prononcé (à part votre cri de révolte et d’indignation). Et puis aussi, les cadres, le lieu choisi, cet arbre solitaire, l’expressivité de votre personnage, pantomine très au point, tout cela a une réelle personnalité, et tout cela m’a plu. Le film gagnerait sans doute à être un poil plus rythmé, de même que j’aurais volontiers coupé la péripétie du tagueur. Mais de quoi je me mêle, ne tenez pas compte de cette dernière phrase.
Ce qui est marrant et singulier avec ce film, c’est que rien n’est logique ou réaliste: c’est quoi ce radar humain? pourquoi ne peut-il pas sortir? où dort-il? comment fait-il sa toilette? ses besoins? que fait-il là? qui est ce type qui relève les enveloppes? enfin bref, 3500 questions dont on n’a en fait rien à secouer, et qui n’empêche jamais le film de fonctionner et de nous intéresser.
La fin « ouverte » est charmante et inattendue.
J’espère que vous gagnerez plein de prix dans plein de festivals.
Amicalement,
Patrice LECONTE
(et j’espère aussi que Polaroid a contribué au financement du film, sinon, vous pouvez virer le directeur de production).

Godard qui répondait à une question sur ce dont était porteur le « court métrage » disait en substance que c’était un genre qui condamnait à la prouesse et la virtuosité !
« Phil » est en ce sens un vrai court métrage : surprise piquante de l’idée du radar humain et plasticité expressive de la présence et de votre jeu, Philippe – le choix du titre atteste bien l’importance qui lui est accordée.
Mais la difficulté, c’était de faire durer le temps du court métrage cette fulgurance de l’idée et de trouver les rebonds de cette expressivité plastique. Comme dans feu d’artifice, la belle bleue doit être plus belle que la belle rouge qui doit être plus belle que… etc.
Une critique sincère se doit de ne pas épargner : je me permets de dire mon insatisfaction du montage qui ne parvient pas à entretenir l’excitation du spectateur que je suis pour l’éclat de l’idée ni l’émerveillement pour votre jeu. En fait le monteur s’est laissé séduire par eux et a oublié que son rôle était de les entretenir chez nous.
En toute amitié.
Patrick Besenval

Je viens de regarder le film, il est vraiment bien, drôle, décalé…
Et ta prestation idem !
J’espère qu’il aura une longue vie et de nombreux spectateurs.
Marie-Pierre de l’Agence Profil

Du 13 au 16 mai 2015, Phil était au festival Circolo Sogni de Ravenne en Italie et est revenu avec le prix #sognifuturi :

Se ti sei perso la serata finale di #CortidaSogni2015 (cosa che non deve accadere più 3:) ) guarda il servizio di Raitre con tutti i corti vincitori del Festival 🙂 Come al solito un grande grazie alla giornalista Fulvia Sisti.

Posted by Circolo Sogni on dimanche 24 mai 2015

« Phil » : Un court-métrage minimaliste qui vous emporte vers un ailleurs par Mégane Bouron pour Lars & Ruby paru le 03 juillet 2018
« Phil, le court-métrage qui nous conte le quotidien d’un radar photo » par Lisa Miquet pour Cheese paru le 11 septembre 2018



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